À partir du 15 avril 2026, les écocentres de Montréal sont désormais fermés tous les lundis et ouverts du mardi au dimanche, de 8 h à 18 h (source : montreal.ca)
Ce changement peut sembler mineur. Pourtant, il modifie directement l’accès à un service déjà sous pression, particulièrement durant la période estivale.
Un service principalement accessible à ceux qui peuvent s’y rendre
Les écocentres reposent sur une condition simple
Pouvoir s’y déplacer avec un véhicule
Ce sont donc surtout des citoyens ayant accès à un véhicule qui peuvent utiliser ces installations
- transport de matériaux volumineux
- déplacement vers des sites parfois éloignés
- gestion autonome des matières
Même dans ce contexte, l’accès n’est pas toujours fluide
Une pression déjà visible sur le terrain
Dans plusieurs secteurs, les écocentres font déjà face à
- des files d’attente importantes
- des périodes de saturation
- des débordements ponctuels
Il arrive même que certains sites soient confrontés à des dépôts illégaux à proximité
Ce constat est révélateur
Si des infrastructures encadrées comme les écocentres subissent déjà cette pression
les impacts ailleurs sur le territoire deviennent prévisibles
La fermeture du lundi : un effet direct sur la capacité
Le lundi joue un rôle clé dans le cycle hebdomadaire
Il correspond à
- la fin des travaux de fin de semaine
- l’évacuation des surplus accumulés
- un moment naturel de délestage
En supprimant cette journée
Le volume ne disparaît pas
Il se déplace
Conséquences attendues
- congestion accrue dès le mardi
- pression plus forte sur le dimanche
- augmentation des temps d’attente
Une nouvelle réalité pour ceux qui peuvent se déplacer
Jusqu’à maintenant, les citoyens ayant accès à un véhicule disposaient d’une certaine flexibilité
Avec ce changement, cette flexibilité diminue
- accès plus restreint
- délais plus longs
- organisation plus complexe
Dans certains cas, ceux qui peuvent se déplacer par leurs propres moyens se retrouvent devant des contraintes comparables à celles vécues par des citoyens sans accès direct à un service adapté
L’accessibilité devient alors un enjeu pour un plus grand nombre
Quand l’accès devient difficile, les comportements changent
Lorsqu’un service est saturé ou difficile d’accès
Certains comportements apparaissent
- dépôts à proximité des sites
- abandon sur des terrains privés
- accumulation temporaire des matières
Ces situations ne sont pas nouvelles
Mais elles risquent de s’intensifier avec la réduction des journées d’ouverture
Si les écocentres débordent, le reste du système suivra
Les écocentres sont des installations encadrées, surveillées et structurées
Malgré cela, ils subissent déjà des pressions importantes
La question devient inévitable
Si ces sites atteignent leurs limites
quel sera l’impact sur les autres points de collecte
- conteneurs
- installations communautaires
- sites non surveillés
Le système fonctionne en équilibre
Lorsque l’un des maillons est fragilisé
les autres absorbent la pression
Impact direct sur la mission de la Fondation La Collecte
La Fondation La Collecte agit directement sur le terrain pour faciliter le don et le réemploi
Dans ce contexte
La réduction d’accès aux écocentres entraîne
- une pression accrue sur les points de collecte existants
- une augmentation potentielle des dépôts non conformes
- une perte de matières qui auraient pu être valorisées
Chaque objet abandonné ou mal orienté représente
- une perte environnementale
- une perte sociale
- une occasion manquée de soutenir des initiatives comme celles de Grands Frères Grandes Sœurs du Grand Montréal
Faciliter l’accès au don devient donc encore plus essentiel
Conclusion
La fermeture des écocentres le lundi ne constitue pas un simple ajustement d’horaire
Elle transforme l’équilibre du système
Même les citoyens ayant accès à un véhicule sont désormais confrontés à des contraintes accrues
Dans un contexte déjà sous pression
la réduction de l’accès risque d’accentuer les débordements et les impacts sur le terrain

