Montréal abolit certaines collectes locales de déchets dangereux : pourquoi cette décision inquiète pour l’environnement et les initiatives communautaires
Selon un article publié par La Presse le 27 avril 2026, la Ville de Montréal mettra fin à certaines collectes locales de résidus domestiques dangereux afin de rediriger les citoyens vers les écocentres municipaux.
Cette décision soulève plusieurs questions importantes. Car au-delà de l’aspect administratif, elle risque d’avoir des impacts bien réels sur les citoyens, l’environnement et les organismes communautaires impliqués dans la récupération responsable des matières.
Source :
Article de La Presse : « Montréal abolit ses collectes locales de déchets dangereux ».
Une décision qui pourrait augmenter les erreurs de tri
Pour plusieurs citoyens, les collectes locales représentaient une solution simple et accessible pour se départir de produits dangereux comme :
• peinture
• solvants
• piles
• huiles
• produits chimiques
• aérosols
• nettoyants toxiques
En réduisant ces points de service de proximité, le risque est clair : davantage de matières pourraient être jetées au mauvais endroit.
Et lorsqu’un citoyen ne sait plus quoi faire avec une matière, trois scénarios apparaissent souvent :
• elle finit dans les ordures régulières
• elle est abandonnée illégalement
• elle est déposée dans des points de dons non adaptés
Les risques pour les citoyens
Les résidus domestiques dangereux ne sont pas des déchets ordinaires.
Une mauvaise manipulation peut entraîner :
• des intoxications
• des incendies
• des réactions chimiques
• des blessures
• des risques pour les enfants et animaux
Ces matières nécessitent des infrastructures spécialisées pour être manipulées et traitées de façon sécuritaire.
Selon les informations rapportées par La Presse, Montréal souhaite centraliser davantage la gestion de ces matières via les écocentres municipaux. Toutefois, cette centralisation pourrait aussi réduire l’accessibilité pour certains secteurs et augmenter les dépôts sauvages.
Un impact environnemental qui pourrait être sous-estimé
Lorsque des produits dangereux sont mal jetés :
• les sols peuvent être contaminés
• les nappes phréatiques peuvent être affectées
• les infrastructures de traitement subissent davantage de pression
• les coûts environnementaux augmentent pour les municipalités
Mais il existe aussi un autre impact moins discuté : la contamination des filières de récupération et de réemploi.
Pourquoi cette situation touche aussi Fondation La Collecte
Chez Fondation La Collecte, nous travaillons chaque jour à détourner des milliers de livres de vêtements et textiles de l’enfouissement afin de soutenir une mission sociale concrète : financer les programmes de mentorat jeunesse de Grands Frères Grandes Sœurs du Grand Montréal.
Notre modèle repose sur un principe simple :
Le bon item.
Au bon endroit.
Dans la bonne filière.
Nous ne collectons pas les déchets dangereux.
Nous collectons des vêtements, textiles et articles acceptés destinés au réemploi et à la valorisation.
Lorsque des matières non conformes se retrouvent dans les dons :
• cela ralentit le tri
• cela augmente les coûts opérationnels
• cela crée des risques pour les équipes
• cela diminue l’efficacité environnementale
• cela réduit l’impact social des dons
Dans un contexte où la confusion citoyenne augmente, les organismes communautaires doivent redoubler d’efforts pour informer, sensibiliser et accompagner les donateurs.
Une réalité qui confirme l’importance de mieux informer les citoyens
Cette nouvelle réalité démontre que la gestion des matières résiduelles ne peut pas uniquement reposer sur les infrastructures.
La communication devient essentielle.
Chez Fondation La Collecte, cela se traduit notamment par :
• des campagnes de sensibilisation
• des rappels saisonniers
• des collectes à domicile sur demande
• des suivis donateurs
• des campagnes de réactivation et fidélisation des ambassadeurs
L’objectif est clair :
Réduire les erreurs de tri.
Simplifier le geste de donner.
Maximiser l’impact environnemental et social.
Où déposer quoi ?
À apporter à un écocentre municipal
• peinture
• solvants
• huiles
• piles
• batteries
• produits chimiques
• aérosols
À donner à Fondation La Collecte
• vêtements
• chaussures
• textiles
• accessoires acceptés
• articles réutilisables conformes
Le véritable enjeu : préserver les bonnes filières
Le danger n’est pas seulement environnemental.
Le danger, c’est aussi la désorganisation des chaînes de récupération.
Chaque matière envoyée dans la mauvaise filière :
• augmente les coûts collectifs
• réduit l’efficacité des organismes
• crée davantage de gaspillage
• fragilise les initiatives communautaires
Et dans un contexte économique déjà difficile pour plusieurs organismes d’économie sociale, chaque erreur de tri finit par avoir un coût humain.
Conclusion
La décision de Montréal rapportée par La Presse rappelle une chose importante :
La gestion responsable des matières commence d’abord par une information claire et accessible.
Plus les citoyens comprennent où vont leurs matières, plus l’impact environnemental et social devient positif.
Chez Fondation La Collecte, nous croyons qu’un simple don peut devenir un levier de transformation sociale. Mais encore faut-il que chaque matière soit dirigée vers la bonne ressource.
Parce qu’au final, bien trier, c’est aussi mieux aider.
Sources
• La Presse — Article : Montréal abolit ses collectes locales de déchets dangereux
• Informations générales sur les résidus domestiques dangereux : Ville de Montréal et écocentres municipaux

Montréal met fin à certaines collectes locales de déchets dangereux.
Une décision qui soulève plusieurs enjeux :
sécurité des citoyens, risques environnementaux, augmentation possible des dépôts sauvages… et pression accrue sur les filières de récupération et de réemploi.
Dans ce nouvel article, Fondation La Collecte explique pourquoi le tri responsable devient plus important que jamais et comment une mauvaise orientation des matières peut affecter directement les initiatives communautaires et environnementales.
Parce qu’au final, bien trier, c’est aussi mieux aider.
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